Serres chauffées : la prime CEE pour passer à la pompe à chaleur a triplé
Publié le 3 novembre 2026 · Par l'équipe Econolia · Lecture : 3 minutes
Un arrêté du 26 octobre 2026, paru au Journal officiel du 28 octobre, réécrit la fiche AGRI-TH-108, celle qui finance les pompes à chaleur des serres maraîchères et horticoles. La prime est environ trois fois plus forte qu'avant. En contrepartie, elle est réservée aux serres qui renoncent entièrement à leur chaudière.
- Pour les opérations engagées depuis le 29 octobre 2026 et avant le 1er octobre 2031.
- Environ 2 600 à 2 900 kWh cumac par mètre carré en maraîchage, 1 200 à 1 400 en horticulture, selon la performance des pompes à chaleur.
- Ordre de grandeur : autour de 200 000 € de prime pour un hectare de serre de légumes, au prix actuel des certificats.
- Condition centrale : plus de chaudière au gaz ou au fioul, hors secours très encadré.
Ce qui change
Avant. La fiche donnait de 370 à 1 040 kWh cumac par mètre carré de serre, selon la culture et la pompe à chaleur. Une chaudière pouvait rester en place à côté.
Après. Les forfaits sont nettement relevés, mais la serre doit être chauffée uniquement à l'électricité. Les pompes à chaleur hybrides gaz et électricité sont exclues. Le Conseil supérieur de l'énergie avait rendu un avis défavorable sur ce point ; le gouvernement l'a maintenu.
Comment la prime est calculée
La prime part d'un forfait par mètre carré, multiplié par une surface retenue. Cette surface est la plus petite des deux valeurs suivantes : la surface chauffée de la serre, ou 20 m² par kilowatt de pompe à chaleur en maraîchage (18 m² en horticulture).
Concrètement, pour faire compter un hectare entier de serre de légumes, il faut au moins 500 kW de pompes à chaleur. Le prix des certificats varie : le montant exact se calcule au moment de l'étude.
Les conditions principales
- Une serre déjà chauffée, avec une consigne d'au moins 12 °C de novembre à avril pour les tomates et les concombres, 8 °C pour les autres cultures, et une couverture isolée.
- Des pompes à chaleur air/eau neuves, d'au moins 300 kW chacune.
- Aucune chaudière gardée, sauf un secours pour les pannes : 500 heures par an au plus et 12 % de la consommation des pompes à chaleur au maximum, avec des relevés conservés six ans.
- Un ballon de stockage d'au moins 150 m³ par hectare et un ordinateur climatique relié à une station météo.
- Une étude de dimensionnement datée et signée dès l'engagement. L'étude et les travaux sont faits par des professionnels extérieurs à l'exploitation.
- Un contrôle sur place de toutes les opérations après les travaux.
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Ces travaux engagent une exploitation pour des années : prenez le temps de comparer et de faire vérifier l'étude avant de signer.
Source
Date d'application : 29 octobre 2026.
